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La Walkyrie

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Prix catalogue: EUR 33,98
Notre prix: EUR 29,99
Disponibilité: Habituellement expédié sous 24 h
Manufacturer: Bel Air Classiques
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Avis consommateur:     

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Aspect Ratio: 1.77:1 Binding: DVD EAN: 3760115300347 Format: AC-3 Label: Bel Air Classiques Manufacturer: Bel Air Classiques Number Of Discs: 2 Number Of Items: 2 Publisher: Bel Air Classiques Region Code: 2 Release Date: 2008-11-06 Studio: Bel Air Classiques Theatrical Release Date: 2007
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Informations sur cet article:
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Commentaire client:
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Customer Rating:      Summary: Excellente version Comment: Les personnes attirées par les mises en scène sobre, dénuées de tout relent contestataire ou politique, ne manqueront pas l'occasion de visionner cette version de Rattle datant de 2007.
Scéniquement, aucun élément de surprise ne vient distraire le spectateur, se concentrant ainsi un peu plus sur la partition. La sobriété étant de mise (le minimalisme de Braunschweig est une réussite), nous nous concentrons également sur les interprètes : tout d'abord nous sommes frappés par le charisme extraordinaire de Willard White. D'une classe que l'on devine naturelle, son physique est en parfaite adéquation avec son rôle, donnant une magnificence très premier degré à Wotan ; son oeil perdu, laissé en gage pour la découverte de son savoir dans le but de conquérir Fricka, est symbolisé par une lentille d'un bleu lagon, tranchant singulièrement avec la couleur noire de sa peau. Son interprétation le place dans le sillon d'artiste légendaire, laissant une empreinte indéniable sur tout ce qu'il touche, chante ou regarde. Bref, une grande réussite que ce Willard White.
Brünnhilde (Johansson), volontaire à la limite de l'excitation permanente est intelligemment campé, vive et réactive, quoique entaché par un vibrato dès fois très intense, ainsi que des aigus par toujours très juste. Mais son interprétation réussie, très « garçon manqué », rehausse ses quelques imprudences vocales.
Gambill (dont l'étiquette « Stuttgart » semble lui coller à la peau), dans le rôle de Siegmund est calamiteux. Attaquant chaque phrase « par le bas », son approximation évidente ne peut guère rehausser cette frontière sur laquelle il semble marcher constamment, entre le tatillonnement permanent et la recherche inespérée de la note juste (je crois que je n'ai jamais entendu un Siegmund chantant aussi faux !), tandis que son jeu mièvre et monocorde fini par rapidement lasser.
Hunding (Pretenko), du haut de son mètre quatre-vingt dix, se montre savoureux : d'un calme olympien, à la rage parfaitement maîtrisée, la dureté de ses traits colle parfaitement au rôle. Et quand nous scrutons attentivement les dialogues entre celui-ci et Siegmund, nous arrivons à nous demander qui est réellement de la race des Wälsungen...
Sieglinde (Westbroek), toute en charme et timidité, ne possède peut-être pas un charisme vocal extraordinaire, mais parvient à donner une interprétation des plus honnête, embrasée, quelque fois, par une passion peu commune.
Point d'orgue de cette première journée, les adieux de Wotan se révèlent vibrant de non-dit, d'échanges de regards, ainsi que d'une gestuelle dès plus émouvante.
La direction de Rattle, assez lente (il finit cette première journée près d'une demi-heure plus tard que prévue), prenant ouvertement le temps de scruter la partition de manière allégée et particulièrement fluide, se veut transparente et dénuée de toute lourdeur. Cette direction relativement légère pourrait être un frein à la vision poétique de l'oeuvre, mais là où Rattle parvient un véritable tour de force est de marier habilement les deux, sans que l'un prenne la place de l'autre.
Pour conclure, que se soit la mise en scène de Braunschweig plus suggérée qu'imposée, les interprètes plus que convaincants (mis à part le catastrophique Gambill) ainsi que la direction tout en finesse de Rattle, cette version de la Walkyrie est incontestablement une réussite.
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